Topaz réunit l’amélioration d’images et de vidéos dans le navigateur

Topaz Labs lance Topaz for Web, un service cloud qui restaure et agrandit les images, améliore les vidéos jusqu’en 4K, crée des ralentis et convertit le SDR en HDR.

Une vidéo peut désormais être agrandie, ralentie et convertie en HDR sans installer Topaz Video ni mobiliser la carte graphique de l’ordinateur. Avec Topaz for Web, Topaz Labs rassemble ses principaux traitements d’images et de vidéos dans une application accessible depuis le navigateur.

Tous les calculs sont effectués sur les serveurs de l’entreprise. L’utilisateur doit seulement transférer ses fichiers, choisir un traitement puis lancer le rendu. Le navigateur doit rester ouvert pendant l’envoi, mais peut être fermé une fois le calcul commencé. Le résultat apparaît ensuite dans une bibliothèque en ligne commune aux images, aux vidéos et aux anciens rendus créés avec Astra.

Cette architecture rend les modèles les plus lourds accessibles depuis une machine dépourvue de carte graphique puissante. Elle impose en contrepartie de transférer les fichiers vers le cloud, avec un temps d’envoi qui dépend de la connexion et une facturation par crédits pour la vidéo. Le service ne remplace donc pas directement les applications locales dans tous les contextes.

Topaz for Web sépare ses fonctions en deux ensembles. La partie consacrée aux images reprend des outils auparavant répartis entre Topaz Image Web, Gigapixel, Photo et plusieurs services spécialisés. La partie vidéo absorbe les fonctions d’Astra, dont l’ancienne interface restera accessible jusqu’au 30 septembre 2026 avant de céder la place au nouveau service.

Pour la vidéo, trois catégories de traitement peuvent être utilisées séparément ou réunies dans un même rendu. La première améliore la qualité et augmente la définition, par exemple pour passer d’une source en 720p à une sortie en 4K. La deuxième crée des images intermédiaires afin d’augmenter la fréquence ou de produire un ralenti. La troisième convertit une source SDR en fichier HDR destiné à la diffusion, au montage ou aux effets visuels.

L’amélioration vidéo est divisée entre un mode précis et un mode créatif. Cette distinction indique si le système doit préserver strictement le contenu d’origine ou s’il peut inventer des détails absents de la source.

Starlight Precise 2.6 constitue le modèle précis mis en avant par Topaz. Il cherche à récupérer les détails encore présents dans la vidéo, à réduire les défauts de compression et à clarifier les visages, les cheveux, les tissus, les produits, les textes et les logos. Un réglage de netteté comportant cinq niveaux sert à réduire l’intensité du traitement lorsque les textures deviennent artificielles.

La préservation du contenu reste centrale dans ce mode. Une inscription, un visage identifiable ou l’étiquette d’un produit ne doit pas être remplacé par une interprétation différente. Topaz recommande donc Starlight Precise pour les archives, les gros plans, les publicités et les séquences dans lesquelles l’identité du sujet doit rester stable.

Starlight Fast 2 vise les volumes plus importants et les délais courts. Proteus fournit une solution moins coûteuse pour l’agrandissement, le débruitage et l’accentuation de sources anciennes ou fortement compressées. Ce dernier expose plusieurs réglages portant sur la compression, le bruit, les contours, les halos et le flou.

Le mode créatif utilise Astra 2. Au lieu de se limiter aux informations encore visibles, ce modèle produit de nouvelles textures et structures. Il vise les vidéos générées par IA, les animations, les plans larges, les foules, les paysages et les séquences trop dégradées pour être restaurées fidèlement.

Un champ textuel sert à décrire le contenu attendu, tandis que des curseurs règlent la créativité et la netteté. Cette liberté peut améliorer une matière devenue indistincte, mais elle change aussi la nature du traitement. Le résultat n’est plus nécessairement une restitution de la scène d’origine. Topaz reconnaît que les visages, les expressions et les petits textes peuvent varier lorsque la créativité augmente.

Cette réserve est importante pour les archives, la preuve documentaire et les images scientifiques. Un détail produit par Astra 2 peut paraître crédible sans avoir existé dans la prise de vue initiale. Les comparateurs avant-après intégrés au service facilitent l’examen visuel, mais ils ne déterminent pas si une information reconstruite est historiquement exacte.

L’interpolation et le ralenti utilisent tous deux Apollo 8. Dans le premier cas, le modèle insère de nouvelles images entre celles de la source pour atteindre 30, 60, 90 ou 120 images par seconde. Dans le second, les mêmes images intermédiaires servent à allonger la séquence sans répéter simplement les vues existantes. Les facteurs proposés vont de 2x à 16x.

Les deux options présentées séparément dans l’annonce correspondent donc à deux usages d’un même procédé. L’augmentation de fréquence conserve la durée de la séquence et fluidifie le mouvement. Le ralenti augmente sa durée en répartissant les nouvelles vues sur une période plus longue.

La conversion SDR vers HDR est confiée à Hyperion 2.5. Le modèle reçoit une vidéo SDR en 8 bits et produit une sortie HDR en ProRes 10 bits, H.265 10 bits ou sous forme d’une séquence EXR 16 bits. Topaz affirme qu’il recrée des informations dans les ombres, les hautes lumières et les couleurs au lieu d’étirer seulement les valeurs déjà présentes.

Hyperion fonctionne en 16 bits pendant le traitement et utilise l’espace PQ pour ses sorties vidéo. Le ProRes vise le montage et l’étalonnage, le H.265 la lecture et la livraison, tandis que l’EXR s’adresse aux chaînes d’effets visuels et de composition.

Le modèle ne modifie ni la définition ni la fréquence. Il intervient à la fin de la chaîne et conserve les dimensions du résultat qui lui est transmis. Pour produire une vidéo 4K à 60 images par seconde en HDR, il faut donc demander l’agrandissement et l’interpolation avant la conversion. Hyperion est compatible avec Starlight et Astra, mais pas avec Proteus dans cette chaîne.

Topaz autorise l’exécution de ces traitements dans une seule tâche. Une source en 720p, 24 images par seconde et SDR peut