Project Fetch : Claude Opus 4.7 commande un robot sans assistance humaine

Claude Opus 4.7 d'Anthropic pilote seul un robot via Claude Code et surpasse les humains en vitesse lors de la phase deux de l'expérience Project Fetch.

Anthropic publie la deuxième phase de Project Fetch, une expérience de sa Frontier Red Team sur l'usage de robots du commerce assisté par IA. Premier volet, l'an dernier : des employés non spécialistes de robotique, répartis au hasard avec ou sans Claude, devaient piloter un quadrupède robotique, un robodog. L'équipe épaulée par Claude (alors Opus 4.1) avait surpassé l'autre, mais le modèle ne savait pas accomplir les tâches seul, butant déjà sur la connexion au robot.

Cette fois, Claude Opus 4.7, livré à lui-même dans Claude Code, exécute l'essentiel des tâches sans assistance. Anthropic rapporte qu'il a été environ vingt fois plus rapide que la meilleure équipe humaine de l'expérience précédente, et, sur les quatre tâches communes aux deux équipes, plus de dix-huit fois plus rapide que l'équipe déjà assistée par Claude, en produisant près de dix fois moins de code. Le rôle humain se limitait à brancher le laptop, fournir le prompt initial et approuver les commandes.

L'entreprise insiste sur les limites : les modèles n'ont pas résolu la robotique pour autant. Claude peine encore sur le déplacement précis du ballon, cette boucle fermée de perception et de correction où les humains restent meilleurs, et aucune tâche ne touche au contrôle bas niveau, comme l'écriture d'une politique d'actionnement. Anthropic note aussi que ce progrès n'est pas le fruit d'un effort dédié à la robotique, mais émerge du scaling général. Au-delà du robot, elle y lit un schéma déjà observé en cybersécurité, les modèles aidant d'abord les humains, puis l'inverse, avant de faire largement seuls, et estime qu'une ère naissante d'IA agentique physique se dessine.