OpenAI renforce la provenance de ses images avec C2PA et SynthID
OpenAI intègre les standards C2PA et SynthID de Google DeepMind pour tracer ses images IA et lance un outil public de vérification de provenance.
OpenAI adopte à son tour une approche multicouche pour tracer l'origine de ses contenus, en écho à l'annonce de Google sur le même sujet, qui mentionnait justement ce ralliement. Premier volet, la conformité C2PA : l'entreprise, qui ajoute des métadonnées Content Credentials à ses images depuis 2024, de DALL·E 3 à ImageGen et Sora, devient un générateur conforme à ce standard ouvert, ce qui permet aux plateformes de lire et de transmettre ces informations de provenance au-delà du point de création.
Second volet, le filigrane SynthID de Google DeepMind, intégré grâce à un partenariat avec Google, d'abord sur les images produites par ChatGPT, Codex ou l'API. Les deux mécanismes se complètent : les métadonnées C2PA transportent un contexte détaillé mais peuvent être supprimées lors d'un changement de format ou d'une capture d'écran, là où le tatouage invisible résiste mieux à ces transformations.
OpenAI accompagne par ailleurs l'ensemble d'une première version d'un outil public de vérification, qui indique si une image téléversée a été générée via ses produits en repérant les signaux Content Credentials et SynthID. L'approche reste prudente : en l'absence de signal détecté, l'outil ne conclut pas, ces marqueurs pouvant avoir été retirés. Limité au départ aux contenus OpenAI, il a vocation à s'étendre à d'autres plateformes et types de médias, dans la logique d'interopérabilité que pousse aussi le comité C2PA.