OpenAI pourrait confier Sora à une startup spécialisée dans la production audiovisuelle
OpenAI discuterait d'un retour de Sora via une startup cofondée par Jeffrey Katzenberg, Bill Peebles et Sujay Jaswa, destinée aux professionnels du cinéma.
Sora pourrait connaître une seconde vie, loin de l'application grand public qui avait marqué son lancement. Selon une enquête de The Information, OpenAI serait en discussions avec une jeune entreprise cofondée par Jeffrey Katzenberg, ancien dirigeant de Disney et cofondateur de DreamWorks, et Bill Peebles, ancien responsable de la recherche sur Sora. L'objectif serait de réutiliser le modèle de génération vidéo pour développer des outils destinés aux cinéastes et aux professionnels de la production audiovisuelle. Une nouvelle entreprise entre Hollywood et OpenAI
Encore confidentielle, la startup n'a pas dévoilé son nom. Elle réunit trois profils : Jeffrey Katzenberg, figure historique de l'animation et du cinéma américain ; Bill Peebles, qui a dirigé les recherches autour de Sora chez OpenAI ; et Sujay Jaswa, ancien directeur financier de Dropbox et associé de Katzenberg au sein de la société d'investissement WndrCo.
Le projet avait déjà été révélé en septembre par The Information. Ses fondateurs envisageaient alors de développer leurs propres modèles vidéo et discutaient d'un financement important avec plusieurs investisseurs potentiels, dont Andreessen Horowitz.
Les nouvelles informations suggèrent désormais une autre possibilité : exploiter directement une technologie déjà développée par OpenAI, plutôt que repartir uniquement de nouveaux modèles. Un accès approfondi à Sora contre une participation au capital
Selon une personne ayant connaissance des discussions, la startup pourrait obtenir un accès suffisamment avancé à Sora pour le personnaliser et commercialiser des logiciels ou services spécialisés.
En contrepartie, OpenAI recevrait une participation au capital de la nouvelle entreprise. Son montant n'est pas connu, et aucune information ne confirme que les paramètres internes complets du modèle seraient transférés.
La présence de Bill Peebles, qui connaît le fonctionnement et les méthodes d'entraînement de Sora, pourrait faciliter cette collaboration technique. Mais les négociations n'ont pas abouti à un accord annoncé publiquement. Ni OpenAI ni les fondateurs de la startup n'ont confirmé les conditions évoquées. Après l'arrêt de Sora et l'abandon du partenariat Disney
OpenAI avait annoncé l'arrêt de Sora en mars 2026, quelques mois après le lancement de sa deuxième génération et de son application vidéo. Le coût élevé du développement et de l'exécution du modèle avait pesé sur cette décision, dans un contexte de recentrage sur ChatGPT, les modèles de langage et les produits professionnels.
Cet abandon avait également mis fin à un partenariat avec Disney, annoncé fin 2025. L'accord prévoyait notamment un investissement potentiel d'un milliard de dollars et l'utilisation de plus de 200 personnages Disney dans les vidéos générées avec Sora.
La transaction n'avait toutefois pas été finalisée et aucun financement n'avait été versé.
L'arrivée de Katzenberg dans ce nouveau projet ne signifie donc pas un retour de Disney dans l'équation. Il s'agit d'une initiative distincte, portée par un entrepreneur qui a quitté le groupe depuis longtemps. Une seconde carrière dans les studios de production ?
Le changement de cible serait important. Là où Sora cherchait notamment à séduire le grand public avec la génération et le partage de vidéos, la nouvelle entreprise entendrait proposer des solutions adaptées aux méthodes de travail des cinéastes.
Les applications précises restent inconnues. Un accès personnalisable à Sora pourrait toutefois intéresser les studios pour la prévisualisation, la recherche visuelle ou la préparation de séquences, sans que ces fonctionnalités aient été officiellement annoncées.
Pour OpenAI, un tel partenariat offrirait une possibilité de valoriser les investissements déjà consacrés à Sora, sans relancer nécessairement une plateforme grand public particulièrement coûteuse.
Reste à savoir si les discussions déboucheront sur une véritable collaboration. Sora n'est pas officiellement de retour, mais cette piste témoigne d'un intérêt persistant pour la génération vidéo dans les chaînes de production professionnelles, même après l'échec d'un premier modèle économique destiné au grand public.