Meta pousse Muse Spark vers l'agentique avec une version 1.1
Meta Superintelligence Labs livre Muse Spark 1.1, une révision de son modèle de raisonnement multimodal orientée tâches agentiques. Les progrès annoncés portent sur l'usage d'outils et de l'ordinateur, le code et la compréhension multimodale.
Le modèle est pensé pour orchestrer des systèmes multi-agents. Comme agent principal, il rassemble le contexte, établit un plan et répartit l'exécution entre des sous-agents parallèles ; comme sous-agent, il s'en tient à sa tâche et sait quand remonter au principal. Meta affirme qu'il se généralise sans exemple préalable (zero-shot) à de nouveaux outils natifs, serveurs MCP et skills, et qu'il gère activement une fenêtre de contexte d'un million de tokens, en retrouvant des informations issues d'étapes lointaines et en compactant sans perdre les jalons utiles.
Sur l'usage de l'ordinateur, l'éditeur décrit un modèle qui arbitre entre écrire un script quand l'automatisation va plus vite et cliquer quand l'interaction directe est plus simple, tout en générant des lots d'actions à chaque étape. Il tient le fil sur des sessions longues et navigue dans des interfaces inconnues avec peu d'intervention humaine. Côté code, Meta met en avant le diagnostic et la correction de bugs, l'ajout de fonctionnalités dans des systèmes complexes et de grandes migrations, avec une bonne adaptation aux harnais de codage agentiques courants (mode planification, délégation à des sous-agents, compaction de contexte). Le volet multimodal vise les cas où perception et action vont de pair, par exemple lister un objet sur Facebook Marketplace à partir d'une vidéo prise au smartphone.
Meta accompagne la sortie d'une préversion publique de sa nouvelle Meta Model API, où le modèle devient accessible aux développeurs. Il est aussi proposé en mode « Thinking » dans l'application Meta AI et sur meta.ai. Sur la sécurité, l'éditeur dit avoir mené ses évaluations selon son Advanced AI Scaling Framework et situe le modèle dans des marges sûres sur les risques chimique et biologique, la cybersécurité et la perte de contrôle.