Manus passe du prompt à une véritable timeline multicouche

Manus 2.0 ajoute Video Editor à son workflow de génération vidéo. L’agent peut rechercher un sujet, écrire le script, produire les différents éléments et réaliser un premier montage, avant de restituer chaque composant sur une timeline multicouche modifiable manuellement ou en langage naturel.

La génération ne s’arrête plus au premier montage

Changer une musique, raccourcir un plan d’une demi-seconde ou remplacer une image sans régénérer le reste de la vidéo : c’est le problème auquel s’attaque Video Editor, intégré à Manus Studio sur macOS et Windows.

Manus peut produire une vidéo complète à partir d’une instruction de quelques phrases. L’agent effectue des recherches sur le web, construit un script, sélectionne ou génère les plans puis assemble musique, voix off, effets sonores, sous-titres et animations. Il peut également analyser une vidéo YouTube, un contenu Instagram ou d’autres références afin d’en étudier le rythme et la construction.

Le montage obtenu n’est pas livré uniquement sous la forme d’un fichier vidéo finalisé. Chaque élément reste accessible séparément dans Video Editor. Chaque élément conserve sa propre piste

Plans, images, légendes, animations graphiques, voix off, musique et effets sonores apparaissent sur des pistes distinctes de la timeline.

Une modification peut alors être effectuée directement à la souris ou demandée à Manus en langage naturel. « Baisse la musique » ou « resserre cette partie » agit sur le même projet que celui manipulé manuellement. Lorsque l’agent reprend le travail, il conserve les modifications précédentes plutôt que de reconstruire entièrement la séquence.

Cette continuité répond à une limite fréquente des workflows vidéo entièrement pilotés par chat, où une correction locale peut entraîner une nouvelle génération et modifier des éléments qui étaient déjà validés. Génération vidéo, code et médias externes dans un même projet

Manus combine plusieurs méthodes de production. Des modèles comme Seedance 2.5 peuvent générer certains plans, tandis que les images, la musique, les voix et les effets sonores sont produits séparément.

L’agent dispose aussi de son propre environnement informatique pour programmer des animations, graphiques, interfaces ou itinéraires cartographiques. Le billet publié par Manus décrit par exemple l’utilisation de Python pour analyser une image ou de FFmpeg pour convertir une séquence de 24 à 120 fps avant un ralenti.

Les équipes peuvent également connecter le travail vidéo au contexte déjà présent dans Manus. Pour un film consacré à Cue, l’agent a exploité des informations provenant de notes de réunion, Notion, Slack, Figma et de dépôts de code avant de proposer plusieurs directions et un storyboard de 16 plans. Selon Manus, la première proposition de storyboard est arrivée après 76 minutes. Deux heures de rushes transformées en timeline

Video Editor accepte aussi les fichiers locaux présents sur l’ordinateur. Les vidéos peuvent être glissées dans le chat ou récupérées depuis un dossier indiqué à Manus.

Lors d’un test interne détaillé par l’entreprise, 125 clips représentant près de deux heures de rushes ont été importés. Manus les a transcrits, analysés puis organisés chronologiquement. Une première version de 12 minutes et 48 secondes a ensuite été ramenée à 10 minutes et 50 secondes avec 195 coupes.

La timeline finale comptait 325 sous-titres, 112 effets de texte et stickers, 195 segments vidéo, sept pistes musicales et 118 effets sonores, chacun restant éditable séparément. Du web vers l’éditeur de bureau

La création peut commencer depuis Manus sur le web ou dans son application. L’utilisateur sélectionne le mode vidéo et décrit le résultat recherché, puis peut transférer le projet vers Video Editor pour intervenir sur la timeline.

L’éditeur complet reste lié à Manus Studio, disponible sur macOS et Windows. Depuis la version web, l’option « Edit in Video Editor » renvoie vers l’application de bureau pour poursuivre le montage.