Magnific Move transforme les prompts en animations éditables, sans passer par un logiciel de motion design
Magnific lance Move, un éditeur de motion design piloté par IA qui transforme des prompts en animations modifiables, exportables en 4K.
Créer une vidéo de lancement, animer un graphique, faire apparaître un logo ou concevoir une séquence publicitaire en décrivant simplement ce que l'on souhaite. Magnific dévoile Move, un nouvel outil de motion design piloté par un agent d'intelligence artificielle. Contrairement aux générateurs vidéo traditionnels, qui produisent une succession d'images, Move construit ses animations sous forme de code. Chaque élément peut ensuite être modifié indépendamment, sans devoir régénérer toute la séquence.
Lancé le 28 octobre 2026, Magnific Move vise les créatifs, les agences et les équipes marketing qui souhaitent produire des contenus animés sans maîtriser les logiciels traditionnels de motion design. L'outil permet de construire des vidéos à partir d'un prompt, de les modifier en langage naturel et de les exporter jusqu'en 4K à 60 images par seconde.
Sa particularité ne réside pas dans un nouveau modèle de génération vidéo, mais dans l'association d'un agent de programmation, d'un moteur d'animation et d'une interface d'édition conversationnelle. Un outil qui écrit du code plutôt que de générer des pixels
Les modèles vidéo génératifs produisent généralement leurs résultats directement sous forme de séquences visuelles. Cette méthode est adaptée aux scènes réalistes, aux mouvements de personnages ou aux environnements complexes.
Elle présente toutefois des limites lorsqu'il faut respecter précisément une charte graphique.
Demander à un générateur vidéo de modifier un titre, de corriger un chiffre dans un graphique ou de déplacer un logo peut entraîner la transformation d'autres éléments du plan. Le système régénère alors une partie de la séquence, avec le risque de modifier ce qui était déjà satisfaisant.
Magnific Move fonctionne différemment.
L'utilisateur décrit une animation, puis un agent IA crée les éléments qui la composent : typographie, formes, images, transitions, déplacements de caméra et effets.
Ces composants sont définis par du code plutôt que figés dans une vidéo.
Une modification peut donc porter sur un objet précis. Agrandir un titre, modifier une couleur ou changer la vitesse d'une transition ne nécessite pas, en principe, de reconstruire l'ensemble de la composition.
Magnific présente cette méthode comme une forme de vibe motion, par analogie avec le vibe coding, qui consiste à produire des applications en décrivant leur fonctionnement à une IA. HyperFrames, le framework open source qui alimente Move
L'un des éléments techniques les plus intéressants de cette annonce est l'origine du moteur utilisé par Magnific.
Move s'appuie sur HyperFrames, un framework open source développé par HeyGen pour créer des vidéos à partir de code HTML.
Le projet permet de construire des compositions avec HTML, CSS, des médias et des animations, puis de les prévisualiser et de les exporter en MP4.
L'approche est particulièrement adaptée aux agents IA, qui savent déjà écrire du code, modifier des interfaces et vérifier leur rendu.
Dans Move, l'agent génère une composition, la prévisualise, examine son résultat et peut ajuster les éléments avant de produire le fichier final.
Magnific ajoute à cette base technique son environnement créatif, la gestion des versions, les outils de commentaires, les chartes graphiques et l'accès aux autres modèles de sa plateforme.
HyperFrames est disponible publiquement sur GitHub, sous licence Apache 2.0.
Magnific Move n'est donc pas présenté comme un modèle vidéo propriétaire entraîné pour produire directement des images. Il s'agit d'un éditeur agentique qui orchestre du code et des outils de création.
Cette distinction explique une grande partie de ses fonctionnalités, notamment le contrôle des textes et la possibilité de modifier précisément une composition existante. Décrire une animation, puis la diriger comme un motion designer
Le processus de création commence par une instruction en langage naturel.
Un utilisateur peut demander une publicité de quinze secondes avec un fond noir, une typographie imposante, trois chiffres animés et une apparition finale du logo.
Il peut également fournir des images, une vidéo, une piste audio ou des éléments de sa marque.
L'agent crée une première version en organisant le contenu, les effets et la temporalité.
Une fois cette première proposition disponible, les modifications peuvent être formulées comme des instructions classiques : accélérer une transition, ajouter une apparition progressive, rendre un titre plus lisible ou déplacer une animation.
Magnific insiste sur la possibilité d'utiliser des demandes relativement imprécises.
Si l'utilisateur écrit que la conclusion manque d'impact, l'agent peut proposer plusieurs manières de la modifier plutôt que de changer arbitrairement toute la vidéo.
L'édition ne repose donc pas exclusivement sur une conversation. L'utilisateur peut également intervenir directement sur la composition affichée. Commenter un élément précis pour le modifier
Move permet de mettre une vidéo en pause, de cliquer sur une zone de l'image et d'y associer un commentaire.
L'utilisateur peut ainsi demander de modifier uniquement la couleur d'un graphique, la taille d'un texte ou l'apparence d'un élément visuel.
L'agent utilise cette indication pour localiser le composant concerné et modifier son code.
Cette approche rapproche le motion design des outils collaboratifs de conception d'interfaces, dans lesquels les retours sont attachés à des objets précis.
La promesse est de conserver les autres éléments de la séquence. Une modification d'un titre ne devrait pas modifier la position du logo ni changer les mouvements de caméra sans raison.
Le caractère déterministe du rendu par code constitue ici un avantage par rapport à une régénération vidéo complète.
Il faut toutefois distinguer la structure technique du résultat réel : une modification de code peut parfois produire des conséquences inattendues sur la mise en page ou l'animation. La stabilité annoncée n'élimine pas la nécessité de vérifier les nouvelles versions. Chaque modification devient