Le travail continue entre deux messages avec les Teammates de Perplexity

Dans Perplexity, les Teammates suivent des missions dans la durée, réagissent aux changements et collaborent dans Slack. Accès réservé à Max sur le web.

Une responsabilité durable peut désormais être attribuée à un agent dans Perplexity. Les nouveaux Teammates sont conçus pour surveiller un travail en cours, réagir lorsqu’une situation évolue et poursuivre les actions engagées sans attendre une nouvelle requête. Leurs missions peuvent concerner une campagne commerciale, le traitement des bugs d’un site ou le suivi des échéances d’un projet.

Cette fonction prolonge Computer, l’environnement de travail agentique de Perplexity. Les projets existants, les fichiers, la mémoire et les Skills, ces consignes réutilisables, servent de point de départ. L’utilisateur décrit ce dont l’agent doit s’occuper, les outils utiles et le résultat attendu. Selon la présentation de l’éditeur, le suivi comprend aussi des points d’avancement et des demandes de décision lorsque l’intervention d’une personne devient nécessaire. Un fil de travail qui reste ouvert

Chaque coéquipier apparaît dans la barre latérale et conserve un fil de discussion persistant. Ce fil rassemble les actions en cours et les travaux terminés ; l’utilisateur peut y demander un état des lieux ou modifier la mission. L’historique du projet reste disponible d’une exécution à l’autre, avec les objectifs et les fichiers partagés.

La mémoire doit aussi intégrer les corrections apportées au travail. L’exemple donné par Perplexity est celui d’une agence qui exige deux semaines de préavis : une fois cette contrainte signalée au coéquipier chargé des opérations, celui-ci est censé l’appliquer aux plannings suivants. Les retours deviennent ainsi des consignes pour les tâches futures, sans devoir être répétés à chaque nouvelle demande.

L’accès est proposé sur le web aux abonnés Max. Le tarif de cet abonnement est de 200 dollars par mois ou de 2 000 dollars par an. La page de lancement annonce un usage des Teammates offert pendant une période promotionnelle, puis une consommation des crédits déjà inclus dans Max. La durée de cette offre initiale n’est pas précisée. Le relais passe aussi par Slack

La collaboration se joue entre agents et avec les personnes qui travaillent sur le projet. Un coéquipier peut transmettre ses conclusions à un autre : dans l’un des scénarios présentés, un agent repère des bugs sur un site web et un second prépare les correctifs. Pour un chantier plus important, la coordination peut mobiliser plusieurs sessions Computer et d’autres coéquipiers.

Dans un canal Slack auquel l’agent a été ajouté, les collègues peuvent lui confier du travail ou lui demander où en est une tâche. Le suivi ne dépend donc pas uniquement des échanges de la personne qui l’a créé. Les réponses et les demandes d’approbation peuvent circuler dans un espace déjà utilisé par l’équipe.

Les démonstrations commerciales mettent aussi en scène un suivi publicitaire continu : examen des résultats, suspension d’ensembles d’annonces peu performants et préparation de nouvelles créations. Ces séquences illustrent les missions envisagées par l’éditeur, sans établir les résultats qu’obtiendrait une campagne réelle. Un bureau distinct pour chaque coéquipier

Chaque agent dispose de son propre environnement, avec un bureau et un navigateur. Les sessions de navigation et les cookies locaux sont indépendants de ceux des autres coéquipiers. Cette séparation concerne l’exécution des tâches ; elle n’empêche pas les agents de collaborer et de se transmettre du travail.

Les autorisations existantes de Computer continuent de s’appliquer aux outils et aux projets. Lors de la configuration, l’utilisateur connecte les services nécessaires, comme Slack, GitHub ou Gmail, et choisit les dépôts accessibles dans le cas de GitHub. Il peut ensuite examiner le travail, reprendre le contrôle du bureau ou réorienter l’agent pendant son exécution. Le brief précise quand solliciter une personne

Le rôle confié comprend les circonstances dans lesquelles l’agent doit agir et celles où il doit demander une décision. Dans la démonstration consacrée à une astreinte technique, la consigne prévoit d’enquêter sur les alertes, de préparer un correctif et un plan de retour en arrière, puis de solliciter l’utilisateur si une validation est requise ou si la cause reste inconnue après quinze minutes.

Le correctif montré est présenté comme une proposition à approuver avant déploiement. Ce scénario distingue l’enquête, la préparation d’une modification et sa mise en production. Le niveau de délégation dépend des consignes de la mission et des accès accordés aux outils connectés.