Le règlement européen sur l’IA structure la gouvernance d’OpenAI
OpenAI détaille comment l’AI Act européen transforme sa gouvernance, de la sûreté des modèles à la cybersécurité et à la provenance des contenus.
OpenAI détaille les mesures prises pour adapter ses pratiques au cadre européen, autour de la sûreté, de la sécurité, de la transparence et de la provenance des contenus. L’entreprise indique avoir approuvé le Code de bonnes pratiques de l’Union européenne sur l’IA à usage général ainsi que celui consacré à la transparence des contenus générés par IA.
Cette approche repose notamment sur son cadre de préparation, ses fiches système, sa spécification publique des modèles et son réseau de red teaming externe. Un cadre de gouvernance dédié aux modèles avancés relie ces pratiques aux exigences du règlement, avec des procédures portant sur l’évaluation des risques, les protections, la sécurité, la réponse aux incidents et les mises à jour.
Pour les contenus générés, OpenAI combine les Content Credentials au standard C2PA avec les filigranes SynthID. Les premiers associent des informations de provenance aux fichiers, tandis que les seconds doivent conserver un signal lorsque les métadonnées disparaissent. Le dispositif concerne déjà les images et doit être étendu à l’audio, puis progressivement aux autres modalités, dont le texte.
La cybersécurité constitue un autre volet de cette politique. À travers son programme Trusted Access for Cybersecurity, OpenAI réserve certaines capacités avancées à des acteurs considérés comme légitimes. L’entreprise indique également travailler avec des agences européennes, des partenaires privés et des opérateurs d’infrastructures critiques afin de renforcer les usages défensifs de ses modèles.
Des ressources doivent enfin accompagner les entreprises et les développeurs dans l’application du règlement européen, notamment par la documentation des modèles, les fiches système, les politiques d’usage et les outils de provenance.