La fondation OpenAI engage 250 millions de dollars sur l'avenir économique à l'ère de l'IA

La fondation OpenAI investit 250 millions de dollars dans un programme de recherche sur l'impact économique de l'IA, la transition de l'emploi et la fiscalité.

La fondation OpenAI consacre une enveloppe initiale de 250 millions de dollars à un programme dédié aux conséquences économiques de l'IA, sous forme de subventions, de partenariats et de travaux menés en propre. Signé par Divya Siddarth et Wojciech Zaremba, le texte part d'un constat : la diffusion rapide de l'IA va rebattre les cartes économiques, sans qu'on sache à quelle vitesse ni jusqu'où.

Le programme s'articule autour de trois axes. Le premier porte sur la mesure : les outils statistiques actuels, pensés pour une autre époque, peinent à dire où se loge la valeur créée, entre salaires, marges, prix, recettes fiscales et rentes du capital. La fondation veut financer des infrastructures de mesure et de prévision, en s'inspirant d'organismes comme le BLS américain, et juge le sujet particulièrement pressant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le deuxième axe vise l'accompagnement de la transition : aide à la recherche d'emploi, assurances liées à la perte de revenus, reconversion, et capacité des États à délivrer ces services. Le troisième se projette plus loin, vers des mécanismes destinés à donner aux individus une part durable dans la valeur produite : déplacement de la fiscalité du travail vers le capital, fonds souverains inspirés des modèles norvégien et alaskien, simulations économiques multi-agents.

La fondation invite par ailleurs le public à témoigner de ce qu'il observe, et prévoit d'annoncer ses premières initiatives plus tard dans l'année.