Hell Grind, présenté comme le premier long-métrage entièrement produit sur une plateforme IA, projeté à Cannes
Le film Hell Grind, réalisé sur Higgsfield par Aitore Zholdaskali pour 500 000 dollars, est projeté à Cannes comme le premier long-métrage généré par IA.
Hell Grind arrive en séance de marché à Cannes avec une revendication notable : celle d'un long-métrage d'environ quatre-vingt-quinze minutes réalisé de bout en bout sur Higgsfield. Le film relève de l'action-fantasy teintée de science-fiction et de heist. Quatre jeunes voleurs des rues s'attaquent à un musée, l'activation accidentelle d'un artefact projette l'une d'eux dans l'au-delà, et le reste de la bande se lance dans une poursuite à travers des temples tibétains et un Japon féodal pour la récupérer.
Le projet est porté par le réalisateur kazakh Aitore Zholdaskali et coécrit par Adilkhan Yerzhanov, cinéaste déjà passé par la sélection cannoise. Une équipe d'une quinzaine de professionnels basée à Almaty a mené la production en quatorze jours, pour un budget inférieur à cinq cent mille dollars, dont l'essentiel consacré au calcul. Un long-métrage comparable en production traditionnelle se chiffrerait en dizaines de millions.
Le détail technique tempère l'idée d'une génération automatique. Pour les vingt-cinq premières minutes, l'équipe a produit plus de seize mille générations afin de retenir un peu plus de deux cent cinquante plans, ce qui souligne le poids de la curation et de l'itération. Le film prolonge un pilote d'une vingtaine de minutes déjà accessible sur la plateforme de streaming de Higgsfield, où le long-métrage sera ensuite proposé. Le réalisateur Chuck Russell, à qui l'on doit The Mask, a découvert une partie du métrage et s'est engagé avec la société pour d'autres projets.