GIF animés, retouches plus rapides et export SVG : les nouveautés d’Images 2.6
OpenAI lance Images 2.6 avec deux modèles, Flare et Sunburst, une génération annoncée 50 % plus rapide, des GIF animés et de nouveaux outils d'édition.
Une mascotte qui s'anime, une affiche dont la composition peut être corrigée sans tout reconstruire ou un visuel exporté en SVG pour être intégré à un site : la génération d'images ne se limite plus à produire une illustration à partir d'une description. Avec Images 2.6, OpenAI étend ses modèles à de nouveaux formats et cherche surtout à faciliter les modifications successives, une étape essentielle dans les processus de création professionnels.
Annoncée le 4 novembre 2026, cette version est disponible dans ChatGPT, Codex et l'API. Elle introduit deux modèles, GPT-Image-2.6 Flare et GPT-Image-2.6 Sunburst, qui privilégient respectivement la vitesse de génération et la qualité des détails. Selon les informations publiées par OpenAI, la génération serait désormais 50 % plus rapide que sur la génération précédente, sans qu'un protocole comparatif détaillé soit fourni dans l'annonce.
Cette évolution intervient alors que l'entreprise revendique quatre milliards d'images produites chaque semaine à travers ChatGPT, Codex et son API, soit une moyenne supérieure à 570 millions de créations quotidiennes. Deux modèles pour différencier vitesse et précision
La nouvelle gamme distingue les usages nécessitant des résultats immédiats de ceux qui privilégient un rendu plus détaillé.
Destiné aux itérations rapides, Flare peut produire une image en six secondes dans certaines conditions, avec un niveau de qualité réglé sur « low ». Le modèle bénéficie aussi d'améliorations concernant l'organisation des éléments dans les affiches, les visuels de produits et les compositions comportant plusieurs contraintes graphiques.
Sunburst s'adresse davantage aux créations nécessitant une restitution précise des détails et une meilleure conservation des éléments au fil des retouches. L'entreprise met notamment en avant la stabilité des personnages, des produits et des identités visuelles entre différentes versions d'une même image.
Pour les équipes créatives, cette distinction peut avoir une incidence sur l'organisation du travail. Les premières recherches graphiques peuvent être réalisées avec un modèle privilégiant la rapidité, tandis que les compositions retenues nécessitent davantage de précision lors des modifications finales.
Il ne s'agit cependant pas de deux modèles réservés à des opérations totalement différentes. Tous deux prennent en charge la création et l'édition d'images, ainsi que les nouvelles fonctions introduites dans la version 2.6. Leur comportement dépend aussi des paramètres utilisés. Le GIF animé entre dans la génération d'images
L'une des principales nouveautés concerne la production d'animations au format GIF. À partir d'une description, le système peut générer plusieurs images successives et les assembler en une courte animation, éventuellement conçue pour être répétée en boucle.
Les exemples présentés comprennent des personnages dont les expressions changent progressivement, des mascottes animées et des illustrations destinées aux réseaux sociaux. Une esquisse réalisée à la main peut servir de référence pour créer un personnage animé.
Dans sa présentation officielle, OpenAI montre notamment deux séquences réalisées par OpenArt : un employé de bureau miniature réagissant à la chute puis à la hausse d'un graphique financier. Chaque animation repose sur six images successives, organisées pour conserver le même personnage, son environnement et une progression cohérente des mouvements.
Le format intéresse aussi les entreprises qui souhaitent animer des éléments graphiques sans engager une production vidéo complète. La startup Town, qui développe un assistant IA professionnel, l'utilise par exemple pour donner vie à un personnage intervenant dans son interface.
La documentation destinée aux développeurs précise que l'API peut produire des GIF comprenant de deux à 64 images successives, avec une durée configurable entre 20 et 2 000 millisecondes par image. Le réglage par défaut correspond à neuf images de 200 millisecondes chacune.
Cette fonction reste distincte d'un modèle de génération vidéo. Elle produit une animation assemblée à partir d'une succession d'images, sans prise en charge des fonctions propres à la création audiovisuelle, comme la génération sonore. Dans l'API, les GIF sont actuellement créés depuis le point d'accès de génération d'images, et non depuis celui consacré aux retouches. Des retouches localisées et un nouveau réglage de complexité
Au-delà de l'animation, la mise à jour introduit plusieurs fonctions destinées à mieux contrôler les modifications apportées à une image existante.
Le système d'annotation visuelle, déjà proposé dans ChatGPT, devient accessible dans l'API. Il permet de désigner directement une région à modifier plutôt que de décrire uniquement son emplacement dans une instruction textuelle. Cette possibilité concerne notamment les changements de couleur, les corrections d'objets et les ajustements localisés d'une composition.
L'éditeur gagne également un paramètre baptisé « complexity », indépendant du niveau de qualité de génération. Trois valeurs sont proposées : low, medium et high.
Le réglage détermine l'effort consacré par le modèle à la préparation de la composition. Une modification simple, comme remplacer un fond ou changer une inscription, peut être exécutée avec une complexité faible. Une scène comportant de nombreux objets, des relations spatiales précises ou plusieurs contraintes graphiques peut nécessiter un niveau supérieur.
La documentation technique indique qu'une complexité élevée peut augmenter le temps de traitement et provoquer davantage de modifications non souhaitées. Le niveau le plus élevé est appliqué par défaut lorsque ce paramètre n'est pas renseigné.
Cette distinction entre qualité et complexité apporte deux leviers de contrôle. Le premier agit sur le niveau de détail du rendu, tandis que le second influence le travail nécessaire pour organiser et respecter les éléments de la scène. Le choix d'une complexité supérieure n'est donc pas systématiquement