Fish Audio porte son studio vocal sur iPhone et Android
Fish Audio lance son studio vocal sur iPhone et Android, avec 2 millions de voix, le clonage et des dialogues dans plus de 80 langues.
Fish Audio quitte le seul navigateur avec une application mobile consacrée à la création vocale. Lancée d’abord sur iPhone, elle donne accès à la bibliothèque de voix, à la synthèse de dialogues et aux outils de création de voix depuis un téléphone. Une version Android a suivi peu après avec un ensemble de fonctions similaire.
L’application sert à écrire ou coller un script, attribuer une voix différente à chaque passage, puis régler l’émotion, la vitesse et le volume. Les résultats peuvent être écoutés, enregistrés, partagés et retrouvés dans l’historique. Fish Audio vise les voix off pour les vidéos, les podcasts, les livres audio et les histoires à plusieurs personnages.
Les utilisateurs peuvent parcourir une bibliothèque communautaire annoncée à plus de deux millions de voix. Ce chiffre désigne le catalogue disponible sur la plateforme, pas autant de voix produites ou vérifiées directement par Fish Audio. Les conditions d’utilisation dépendent donc de chaque modèle, de son statut public ou privé et des droits accordés par son créateur.
Le studio mobile utilise les fonctions de S2.1 Pro, le modèle de synthèse actuellement recommandé par l’entreprise. Celui-ci prend en charge les dialogues à plusieurs intervenants et 83 langues, détectées automatiquement. Des indications écrites entre crochets servent à diriger l’interprétation à un endroit précis du texte, par exemple pour demander un murmure, un rire, une hésitation ou une intonation nerveuse.
Ces indications ne sont pas limitées à une liste fermée. Fish Audio les traite comme des descriptions en langage courant, ce qui autorise des formulations plus précises qu’un simple choix dans un menu d’émotions. L’application reprend cette logique dans une interface tactile, sans demander à l’utilisateur de manipuler l’API.
Deux méthodes servent à produire une nouvelle voix. La première consiste à enregistrer ou importer un échantillon autorisé afin d’en créer une copie vocale. La seconde, Voice Design, génère une voix à partir d’une description, par exemple son âge apparent, son accent, son timbre ou son style d’interprétation. Le résultat peut ensuite être utilisé dans un texte ou attribué à l’un des personnages d’un dialogue.
L’expression « studio complet » employée dans l’annonce mérite néanmoins une précision. Les fiches actuelles des applications décrivent surtout la synthèse vocale, les dialogues, le clonage, Voice Design et la gestion des créations. Elles ne confirment pas encore la présence de tous les autres produits accessibles sur le site, comme la transcription, la traduction audio, la séparation de pistes, les effets sonores ou le changement de voix.
La version officielle publiée sur l’App Store est développée par Hanabi AI Inc., la société derrière Fish Audio. Cette vérification est utile, car plusieurs applications tierces utilisent déjà des noms et des descriptions très proches. L’app officielle occupe 82,8 Mo, demande iOS 16.4 au minimum et reste conçue pour l’iPhone. Elle peut être installée sur certains Mac équipés d’une puce Apple, mais Apple ne la présente pas comme une application macOS vérifiée.
Les 83 langues concernent la génération vocale, pas l’interface. Au lancement, l’App Store ne mentionne que l’anglais, le japonais, le chinois simplifié et le chinois traditionnel pour les menus de l’application. Il est donc possible de produire une voix française sans disposer pour autant d’une interface traduite en français.
Le téléchargement est gratuit, mais la production reste soumise au système de crédits de Fish Audio. L’offre gratuite du service comprend actuellement 8 000 crédits mensuels, soit jusqu’à environ sept minutes de génération, avec une limite de 500 caractères par requête. Des abonnements et des lots de crédits sont proposés dans l’application. Les prix facturés par Apple peuvent différer des promotions affichées sur le site.
Le passage au mobile ne signifie pas que le modèle s’exécute sur l’iPhone ou le téléphone Android. Fish Audio ne décrit aucun mode hors ligne ni traitement local : l’application agit comme une interface vers son service distant. Selon les déclarations fournies à Apple, les enregistrements audio, les autres contenus envoyés, l’historique de recherche, les achats et plusieurs identifiants peuvent être associés au compte de l’utilisateur.
Cette première version apporte donc surtout un nouveau point d’accès au service, plutôt qu’un nouveau modèle vocal. L’intérêt tient à la possibilité d’enregistrer une voix, de construire un dialogue et de partager le résultat depuis le même appareil, sans repasser par le studio web.