Fibo réduit sa génération de 50 à 6 étapes

Fibo Generate 1.5 réduit de 50 à 6 le nombre d’étapes de génération, conserve l’API existante et produit chaque image pour 0,04 dollar selon Bria.

Une intégration existante peut passer à Fibo Generate 1.5 sans modifier son code. Bria conserve le même endpoint, les mêmes entrées et le même format de réponse, mais remplace le modèle exécuté en arrière-plan par une version distillée demandant beaucoup moins de calcul.

Le principal changement concerne le nombre d’étapes nécessaires à la production d’une image. La première version de FIBO en utilisait 50, avec un mécanisme de guidage qui évaluait deux trajectoires à chaque étape. Bria comptabilisait ainsi 100 évaluations du réseau pour une génération complète.

Fibo 1.5 fonctionne en quatre à six étapes et supprime ce guidage. Avec la configuration recommandée de six étapes, six évaluations suffisent donc. Cette réduction est plus importante que ne le suggère la seule comparaison entre 50 et 6, mais elle ne correspond pas directement à une accélération identique pour l’utilisateur.

Le délai total comprend également le développement de la demande, la file d’attente, le chargement du modèle, les contrôles de sécurité et la transmission du résultat. La documentation indique par ailleurs qu’une sortie en définition 4 MP peut ajouter environ trente secondes au traitement. Bria ne publie pas encore de mesure détaillée comparant le temps complet de FIBO et de Fibo 1.5 dans plusieurs conditions d’utilisation.

Pour obtenir cette version, l’entreprise a appliqué une première phase de distillation appelée DMD, destinée à réduire le nombre d’étapes. Une seconde phase, DMD-R, intervient ensuite pour améliorer le réalisme du modèle distillé. L’objectif est d’éviter la perte de qualité fréquemment associée aux modèles accélérés.

Bria affirme que le réalisme et le rendu des matières progressent malgré cette réduction. La fiche de Fibo 1.5 mentionne une évaluation humaine en aveugle portant sur 247 comparaisons par paires. Elle ne précise toutefois pas le nombre de participants, la provenance exacte des demandes utilisées ni la répartition des résultats selon les différents types d’images. Aucun benchmark indépendant n’accompagne actuellement cette comparaison.

Fibo 1.5 ne constitue pas une nouvelle architecture. Il conserve le modèle de diffusion de huit milliards de paramètres, l’encodeur de texte SmolLM3-3B, le système de conditionnement DimFusion et le composant de décodage Wan 2.2 de la version initiale. La structure des poids et les mécanismes de contrôle restent également inchangés.

La particularité de FIBO tient à son utilisation de descriptions structurées en JSON. Une demande courte peut être développée en un document de plus de 1 000 mots décrivant les sujets, leur position, l’éclairage, les couleurs, la composition, la profondeur de champ et les caractéristiques de la prise de vue.

L’affirmation « aucun prompt engineering » doit donc être comprise du point de vue de l’utilisateur. Celui-ci peut effectivement commencer par une instruction courte, mais la plateforme continue de la transformer en une description beaucoup plus détaillée avant de lancer la génération.

L’endpoint de Bria utilise actuellement Gemini 2.5 Flash pour effectuer cette transformation. Il renvoie à la fois l’adresse de l’image et la description JSON employée. Un utilisateur avancé peut aussi fournir directement son propre document structuré et éviter cette étape intermédiaire.

Trois workflows restent proposés. Generate développe une idée courte avant de créer une image. Refine reprend une description existante et modifie certains attributs à partir d’une nouvelle instruction. Inspire analyse une image de référence afin de produire des variations ou de lui associer une autre intention créative.

L’API accepte toujours une instruction, une image, une combinaison des deux ou une description structurée. Elle conserve également ses options de format, de proportion, de graine de génération, de modération et de réponse synchrone ou asynchrone. Les développeurs n’ont donc pas à changer le corps de leurs requêtes ni la manière dont ils récupèrent le résultat.

Cette compatibilité technique ne signifie pas que les images resteront identiques après la mise à jour. Le changement de poids et de méthode d’échantillonnage peut modifier le style, les détails ou l’interprétation d’une même demande. Les entreprises ayant validé des résultats précis devront par conséquent tester leurs scénarios habituels avant de remplacer la version précédente en production.

Certains paramètres historiques perdent aussi leur utilité lors d’une exécution locale. La fiche du modèle indique que les instructions négatives n’ont aucun effet sur Fibo 1.5, puisque le guidage associé a été supprimé. Elles peuvent être omises, même si une interface conserve éventuellement ce champ pour des raisons de compatibilité.

Le checkpoint distillé n’est pas non plus destiné au fine-tuning. Bria recommande de repartir du modèle FIBO d’origine pour créer une variante spécialisée, puis d’envisager séparément son accélération. Le code de fine-tuning publié pour la première version ne s’applique pas directement à Fibo 1.5.

Bria annonce un prix de 0,04 dollar par image. Cette communication ne détaille pas les éventuelles différences entre les définitions proposées, les remises liées au volume ou les conditions contractuelles. Les plateformes tierces distribuant le modèle peuvent également appliquer leur propre tarification.

Fibo 1.5 est accessible depuis le sandbox de Bria, son API, fal.ai, des composants ComfyUI et un checkpoint hébergé sur Hugging Face. La fiche du modèle mentionne la version 1.5 dès le 24 août 2026, tandis que l’annonce de Bria du 2 septembre correspond à sa mise à disposition sur l’infrastructure commerciale existante.

L’accès au checkpoint nécessite d’accepter une licence réservant son utilisation gratuite aux projets personnels, universitaires et non lucratifs. Les usages commerciaux doivent passer par Bria ou faire l’objet d’un accord distinct. Malgré l’expression « open source » employée sur la fiche, cette restriction ne correspond pas à la définition stricte d’un logiciel