Des unités solaires pour déployer l’IA hors du réseau électrique
La startup Liquid Energy présente NanoDC, un module solaire destiné à l’inférence IA. Les premières mises en service sont annoncées pour novembre 2026.
Des panneaux solaires qui se déplient en accordéon pour alimenter un module de calcul : c’est le format présenté par Liquid Energy pour son NanoDC. L’ensemble est fabriqué en usine, transporté jusqu’au site et conçu pour fonctionner sans raccordement au réseau électrique. La startup annonce une mise en route en trente minutes après livraison, avec production solaire, stockage sur batteries et connexion Internet par Starlink.
La société canadienne, membre de la promotion Fall 2026 de Y Combinator, vise l’inférence, c’est-à-dire l’exécution de modèles déjà entraînés pour produire des réponses. Son offre porte sur cette capacité de calcul : le site commercial indique vendre de l’inférence aux entreprises. Le module constitue l’infrastructure qui doit assurer ce service. Produire l’électricité au même endroit que le calcul
Chaque unité réunit les équipements informatiques et leur alimentation énergétique. Les panneaux fournissent l’électricité, tandis que les batteries stockent une partie de la production. La capacité supplémentaire est obtenue en ajoutant des modules, chacun arrivant avec ses propres équipements de refroidissement et de connexion.
Cette alimentation embarquée doit, selon l’entreprise, éviter les attentes de raccordement et de certains équipements électriques, dont les transformateurs et les générateurs à turbine cités dans son annonce.
Le refroidissement est annoncé par air, avec un système que l’entreprise décrit comme adapté à une forte densité de calcul. Le message de lancement affirme que l’unité n’a pas besoin d’un approvisionnement en eau. Il présente aussi Starlink comme le moyen de connexion, pour éviter de dépendre d’une liaison terrestre à construire sur place.
Dans une présentation publiée par LvlUp Ventures, issue de sa candidature au financement, la société précise utiliser des batteries lithium-fer-phosphate, ou LFP, et annonce un fonctionnement continu. Cette description reste une déclaration de l’entreprise : les documents consultés ne donnent ni capacité de stockage par module ni relevé d’exploitation permettant d’évaluer la tenue du service durant les périodes sans soleil. Quatre semaines, trente minutes ou huit semaines
Les délais communiqués ne prennent pas tous le même point de départ. Dans son message de lancement, l’entreprise parle d’un déploiement en quatre semaines et d’un démarrage en trente minutes une fois le module arrivé. Le périmètre exact des quatre semaines n’est pas détaillé ; les trente minutes concernent une unité déjà livrée.
Le site commercial emploie un autre repère : moins de huit semaines entre la signature du contrat et la livraison du premier token, autrement dit le début effectif du service d’inférence. Ce délai inclut une relation commerciale et un engagement de fourniture de calcul. Il ne doit pas être remplacé par les trente minutes annoncées pour l’installation d’une unité déjà livrée.
La promesse d’un déploiement « partout sur la planète » reste, elle, peu documentée. Les pages publiques ne précisent pas les conditions d’ensoleillement retenues, les contraintes climatiques admissibles ou les sites sur lesquels les délais ont été mesurés. L’absence de raccordement est le mécanisme présenté pour simplifier l’installation, sans démonstration publiée d’un déploiement valable dans tous les environnements. Vendre du calcul depuis une flotte modulaire
La proposition commerciale consiste à fournir du calcul à distance, les résultats étant transmis par Internet. Elle ne suppose donc pas nécessairement que chaque client accueille une unité sur son propre terrain. Le choix de l’emplacement des modules et la fourniture du service peuvent être dissociés.
La société ne publie pas, dans les pages consultées, de tarif d’inférence ni de performances par module.
La fiche de l’entreprise chez Y Combinator mentionne vingt unités. Elle ne précise pas combien sont déjà en exploitation, ni les équipements de calcul qu’elles embarquent. Le message de lancement annonce les premières mises en service pour novembre 2026, puis des expéditions portant sur des milliers d’unités à partir de 2027.