Cua Spaces veut permettre aux agents IA de travailler sur les ordinateurs de leur choix
Cua présente Spaces, un SDK pour exécuter Claude Code, Codex et d'autres agents IA sur ses propres ordinateurs, en local ou dans le cloud.
Les agents capables de manipuler un ordinateur sont généralement associés à un environnement d'exécution choisi par leur fournisseur. Avec Cua Spaces, Cua propose de dissocier ces deux éléments : le développeur choisit son agent d'intelligence artificielle, mais aussi la machine sur laquelle celui-ci travaille. Un assistant comme Claude Code ou Codex peut ainsi accéder à un bureau graphique, ouvrir des applications, exécuter des commandes et poursuivre une tâche sur un ordinateur local, un Mac distant ou une infrastructure cloud. Le nouveau SDK accompagne une application permettant de suivre les opérations en direct, de reprendre la main et de répartir plusieurs agents entre différents environnements de travail. Un bureau dédié à chaque agent
Cua Spaces repose sur une idée simple : fournir aux agents IA un environnement informatique qu'ils peuvent utiliser comme un ordinateur ordinaire. Chaque Space correspond à un bureau disposant de son propre écran, de ses applications et de ses ressources. L'agent peut y exécuter des commandes, manipuler des fichiers ou interagir avec une interface graphique, tandis que l'utilisateur observe le déroulement de son travail.
L'intérêt de cette organisation réside notamment dans la séparation entre l'agent et le matériel. Contrairement à certaines solutions qui imposent un ordinateur virtuel hébergé par le fournisseur du modèle, Cua laisse le choix de l'infrastructure. Un Space peut fonctionner sur l'ordinateur de l'utilisateur, sur une autre machine de son équipe ou dans un environnement cloud qu'il administre. La plateforme cite notamment AWS, Google Cloud, Azure et des fournisseurs d'environnements isolés comme E2B, Daytona ou Modal.
Cette possibilité permet de conserver la maîtrise de certains paramètres matériels et logiciels : système d'exploitation, ressources disponibles, applications installées et emplacement des données. Elle ne signifie pas que les agents sont automatiquement exécutés localement. Claude Code, Codex ou d'autres assistants peuvent continuer à utiliser des modèles hébergés sur des serveurs distants, même lorsque leur environnement de travail se trouve sur une machine personnelle. Claude Code, Codex et d'autres agents dans le même environnement
Cua ne développe pas uniquement un agent supplémentaire. Son SDK cherche à fournir une couche d'exécution commune à plusieurs assistants existants. Parmi les environnements compatibles figurent Claude Code, Codex, Cursor, Gemini CLI, Hermes, OpenClaw et OpenCode. Les développeurs peuvent également créer leurs propres intégrations à partir des outils fournis.
La connexion s'effectue notamment grâce au Model Context Protocol (MCP), qui permet de mettre des fonctions informatiques à disposition d'un assistant. Cua fournit un serveur MCP accompagné de compétences et d'outils pour découvrir les ordinateurs disponibles, créer des Spaces, exécuter des commandes, transmettre des fichiers ou consulter l'écran d'une machine. Les agents utilisent ainsi une interface commune pour accéder à des environnements différents.
L'installation peut être réalisée depuis l'application ou depuis un terminal. Une commande telle que `cua agents setup --agents claude,codex --yes` configure les intégrations correspondantes. L'utilisateur peut ensuite demander à son assistant de lister les Spaces disponibles ou de créer un environnement pour une tâche particulière.
L'ensemble vise à limiter les adaptations nécessaires lorsqu'une équipe utilise plusieurs agents. Un développeur peut conserver ses outils habituels tout en choisissant où s'effectuent les opérations, sans devoir reconstruire une infrastructure distincte pour chaque assistant. Répartir les tâches sur plusieurs ordinateurs
Au-delà de la création d'un bureau virtuel, Cua Spaces permet de piloter plusieurs environnements depuis une même interface. Le SDK propose notamment des fonctions permettant de démarrer un agent, de lui transmettre une instruction, de consulter son état et d'arrêter son exécution. Les sessions peuvent se poursuivre à l'intérieur du Space même lorsque l'application cliente n'est plus connectée.
Cette organisation ouvre la possibilité de distribuer des tâches entre plusieurs machines. Une équipe peut, par exemple, consacrer un environnement à l'exécution des tests d'un logiciel, un second à l'analyse de fichiers et un troisième à des opérations sur navigateur. Les Spaces restent distincts, ce qui permet de choisir les applications et les ressources nécessaires à chaque activité.
Dans l'exemple TypeScript publié par Cua, un développeur démarre un agent Claude Code à l'intérieur d'un Space, lui demande d'ouvrir un dépôt et d'exécuter une suite de tests, puis lui transmet une nouvelle instruction pour corriger les éventuels échecs. Le programme peut ensuite consulter le statut de l'agent et fermer la session, avec la possibilité de supprimer automatiquement l'environnement utilisé.
La plateforme prévoit également des modes d'utilisation partagés. Plusieurs opérations peuvent être réalisées dans un même Space, mais Cua avertit alors que l'isolation entre les agents n'est plus garantie. Lorsque les tâches doivent rester indépendantes ou manipulent des données différentes, un environnement dédié demeure préférable. Observer le travail et reprendre la main
Cua Spaces ne limite pas l'interaction au terminal. L'application de bureau affiche les environnements disponibles et permet d'observer leur écran en direct, y compris lorsque les opérations sont exécutées à distance. L'utilisateur peut intervenir sur l'interface, prendre le contrôle du bureau ou déplacer des fichiers et des applications entre certains environnements.
Cette visibilité répond à l'une des difficultés pratiques des agents informatiques : comprendre ce qu'ils font pendant une tâche comportant plusieurs étapes. Un assistant peut ouvrir un navigateur, modifier des paramètres ou interagir avec un logiciel sans que son résultat final suffise à expliquer toutes les opérations réalisées. Le suivi