Codex devient un observatoire du travail agentique

OpenAI utilise Codex pour mesurer la transition vers les agents IA, 80,6 % des utilisateurs lui confiant des tâches complexes de plus de 30 minutes.

Dans un nouveau papier d’Economic Research, OpenAI utilise Codex pour mesurer le passage du chat court à la délégation de tâches longues. Le sujet n’est plus seulement le code : l’entreprise décrit un usage où l’agent peut travailler plusieurs minutes ou plusieurs heures, appeler des outils, interagir avec un environnement et avancer par itérations. Selon OpenAI, 80,6 % d’un échantillon d’utilisateurs individuels ont confié à Codex au moins une tâche estimée à plus de 30 minutes de travail humain, 70,2 % une tâche estimée à plus d’une heure, et 25,6 % une tâche estimée à plus de huit heures. Ces seuils restent à lire comme des ordres de grandeur, puisqu’ils sont estimés par un modèle à partir des conversations.

L’autre partie intéressante vient de l’usage interne : Codex serait devenu l’outil IA principal dans tous les départements d’OpenAI, y compris Legal, Finance et Recruiting. L’entreprise indique que la part de Codex dépasse 85 % des output tokens pour l’employé moyen, et atteint 99,8 % des output tokens hebdomadaires générés en interne. OpenAI insiste surtout sur la progression des profils non-développeurs, avec une adoption qui aurait augmenté plus vite que chez les développeurs. En creux, le papier raconte moins la montée d’un outil de code que l’arrivée d’une nouvelle unité de travail : non plus une réponse, mais une tâche entière confiée à un agent, parfois en parallèle, parfois hors du périmètre métier habituel.