Arrow 2 transforme chaque génération en SVG modifiable
QuiverAI enrichit sa famille de modèles vectoriels avec Arrow 2 et Arrow 2 Telos, capables de générer, vectoriser, modifier et animer des SVG depuis une application ou une API.
Une image générée peut être agrandie sans perdre en netteté, recolorée élément par élément et intégrée directement dans une interface. Avec Arrow 2, QuiverAI continue de se concentrer sur un format que la plupart des générateurs visuels traitent encore comme une fonction secondaire : le SVG réellement modifiable.
La nouvelle famille comprend deux modèles. Arrow 2 privilégie la vitesse, le coût et l’itération rapide. Arrow 2 Telos augmente la capacité de contexte et vise les illustrations denses, les compositions complexes, les logos précis et les dessins techniques demandant davantage de détails.
Le résultat n’est pas une image aplatie dans laquelle les éléments restent fusionnés. Chaque production prend la forme d’un fichier SVG composé de formes, de tracés, de couleurs, de contours et de groupes. Ces composants peuvent être modifiés dans un logiciel compatible, intégrés dans une page web ou manipulés directement par du code.
Cette distinction rend le format pertinent pour les logos, icônes, illustrations d’interface, schémas, pictogrammes et éléments de marque. Une couleur peut être remplacée sans repeindre toute l’image, une ligne peut être ajustée séparément et le fichier peut changer de dimensions sans nécessiter une nouvelle génération.
Arrow 2 améliore trois fonctions déjà présentes dans la gamme : la génération depuis une description, la transformation d’une image matricielle en SVG et l’animation d’un fichier vectoriel existant. QuiverAI revendique également une géométrie plus propre et une meilleure organisation des compositions.
L’entreprise affirme que les fichiers comportent moins de points de contrôle inutiles, moins de tracés superposés et des espacements plus cohérents. Un SVG plus simple est généralement plus facile à retoucher et peut peser moins lourd, mais QuiverAI ne fournit ni comparaison du nombre de tracés, ni mesure de la taille des fichiers, ni étude indépendante permettant de quantifier ce progrès.
La notion de « goût » mise en avant par la plateforme reste tout aussi subjective. Les exemples montrent des portraits, des schémas anatomiques, des études de vestes et une vectorisation de croquis, mais aucun protocole ne compare Arrow 2 à la génération précédente sur les mêmes instructions.
La vitesse est présentée comme l’autre évolution importante. Une attente plus courte permet de multiplier les directions, de comparer plusieurs variantes et d’abandonner rapidement une piste. La page ne publie toutefois aucun temps moyen de génération, taux de réussite ou comparaison de latence avec Arrow 1.1. L’amélioration repose donc, pour le moment, sur l’évaluation du fournisseur.
Le modèle accepte une description textuelle accompagnée, si nécessaire, d’images de référence. Une équipe peut fournir un personnage, une palette ou un traitement graphique, puis demander de nouvelles variantes censées conserver cette identité visuelle.
Cette fonction n’équivaut pas à l’entraînement d’un modèle personnalisé. Les références guident la génération en cours, mais la plateforme ne garantit pas qu’un personnage, une proportion ou une forme complexe restera parfaitement identique dans une longue série. Chaque sortie doit encore être contrôlée avant d’intégrer un système de marque.
La vectorisation suit une logique différente. L’utilisateur transmet une image PNG, JPEG, WebP, GIF ou SVG, puis Arrow reconstruit son apparence avec des éléments vectoriels. Le résultat peut ensuite être agrandi, simplifié ou adapté à plusieurs supports.
Cette conversion ne consiste pas seulement à placer l’image d’origine dans un conteneur SVG. L’objectif est de recréer les formes sous une structure éditable. La qualité dépend néanmoins de la source : un logo net sur fond uni se prête mieux à la conversion qu’une photographie comprenant des textures, des ombres fines et de nombreux détails.
QuiverAI conseille d’ailleurs de recadrer précisément les images avant leur envoi. Une vectorisation trop ambitieuse peut produire un grand nombre de tracés, des formes difficiles à manipuler ou un résultat visuellement proche de l’original mais peu pratique pour un graphiste.
Les illustrations techniques font partie des usages mis en avant. Dans les exemples fournis, des groupes musculaires sont signalés en rouge sur des dessins anatomiques, tandis que plusieurs concepts de veste conservent coutures, fermetures et panneaux.
Ces démonstrations montrent la capacité recherchée, mais ne permettent pas de vérifier l’exactitude anatomique ou industrielle. Un dessin techniquement propre peut toujours comporter une erreur de structure. La sortie doit donc être considérée comme un support de création ou de présentation, pas comme une validation scientifique ou un patron prêt pour la fabrication.
L’animation concerne les formes déjà présentes dans un SVG. Arrow 2 peut générer des mouvements pour un logo, une icône, un écran de chargement ou une illustration destinée au web. L’API accepte un fichier SVG distant ou encodé, ainsi qu’une instruction facultative décrivant le mouvement souhaité.
Si aucune instruction n’est fournie, le modèle choisit lui-même une animation qu’il juge adaptée. L’utilisateur peut également définir le niveau de raisonnement, la variation souhaitée et une limite de sortie. Le résultat reste un SVG animé plutôt qu’une simple vidéo exportée.
Cette approche conserve une partie de la légèreté et de la souplesse du format. Les formes peuvent continuer à répondre au code d’une interface et certains paramètres restent ajustables après génération. L’animation n’est toutefois proposée que lorsque l’opération correspondante est activée pour le compte ou la clé API.
L’offre distingue surtout Arrow 2 de sa variante Telos. La documentation des modèles attribue à Arrow 2 une fenêtre de contexte de 131 072 tokens et une sortie maximale de 65 536 tokens. Il accepte le texte, les images et les SVG en entrée, puis produit exclusivement du SVG.
Arrow 2 Telos conserve la même limite de sortie, mais étend le contexte à 1 050 000 tokens. Cette