Anthropic ouvre une boîte à questions difficiles sur l'IA

Anthropic lance une initiative baptisée « hard questions », qui invite le public à lui soumettre ses interrogations les plus épineuses sur l'intelligence artificielle : ses effets sur l'emploi, la société et les familles, son potentiel pour la science et la médecine, ou la direction que prend l'une des technologies les plus puissantes de l'histoire.

La démarche s'ancre dans le statut de l'entreprise, une Public Benefit Corporation dont la mission affichée est de sécuriser les bénéfices des modèles avancés tout en atténuant leurs risques. Elle prolonge un travail d'écoute déjà engagé : un sondage, l'Anthropic Public Record, dont le premier tour a interrogé 52 000 Américains sur leurs espoirs et leurs craintes ; une enquête auprès de 81 000 utilisateurs de Claude dans 159 pays et 70 langues ; des groupes de discussion en présentiel ; et l'étude de l'usage réel de Claude via des données anonymisées.

En contrepartie des questions reçues, Anthropic dit s'engager à publier et suivre les actions concrètes qu'elle mène pour y répondre, en indiquant aussi les points sur lesquels elle pourrait rester en deçà de ses objectifs. L'initiative s'appuie sur des structures internes préexistantes, dont l'Anthropic Institute, dédié aux défis sociétaux de l'IA, et le Long-Term Benefit Trust, censé exercer une supervision impartiale de la mission d'intérêt public. Le public est renvoyé vers un site dédié pour consulter les questions déjà posées et soumettre les siennes.